« Nous ne sommes pas seulement le futur de l’Afrique, nous sommes le présent. » C’est autour de cette conviction que Cécile Raphaëlle Macos a défendu la place des adolescents et des jeunes dans les discussions sur les droits et la santé sexuels et reproductifs en Afrique.
À Conakry, dans le cadre de la 12ᵉ Conférence Africaine sur les Droits et la Santé Sexuels et Reproductifs, elle a choisi de mettre en avant une préoccupation : dans un continent confronté à différentes crises, les droits des jeunes ne doivent pas devenir une variable d’ajustement.
« Les crises que traverse notre continent ne doivent pas devenir des crises de nos droits », écrit-elle dans une publication consacrée à son intervention.
Derrière les droits, des réalités qui touchent directement les jeunes
Son plaidoyer replace la question des droits sexuels et reproductifs dans le quotidien des adolescents et des jeunes.
Elle évoque notamment la jeune fille qui abandonne ses études, l’adolescent qui n’ose pas poser de questions sur son corps ou encore les jeunes qui ne disposent pas d’une information fiable sur leur santé.
À cela s’ajoutent, selon son message, les enjeux d’accès à la contraception, à la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), aux services de santé sexuelle et reproductive et à une prise en charge sans jugement.
Pour Cécile Raphaëlle Macos, ces difficultés peuvent avoir des conséquences qui dépassent la seule question sanitaire : « il y a un rêve qui risque de s’interrompre », souligne-t-elle.
Son intervention met ainsi en relation santé, information, éducation et capacité des jeunes à construire leur avenir.
« Ces droits ne sont pas un privilège »
Au cœur de son message figure également la nécessité pour les jeunes de mieux connaître et comprendre leur corps.
Elle défend notamment le droit d’accéder à une information adaptée, de faire des choix libres et éclairés, de bénéficier de soins de qualité et de se protéger contre les IST et les violences sexuelles.
Une approche qui insiste aussi sur la possibilité, pour chaque jeune, de prendre des décisions concernant sa vie sexuelle et reproductive en disposant des informations et des services nécessaires.
« Ces droits ne sont pas un privilège. Ce sont des droits fondamentaux », affirme-t-elle.
À travers cette prise de parole, Cécile Raphaëlle Macos invite finalement à ne pas considérer la jeunesse uniquement comme bénéficiaire des politiques qui seront décidées pour demain. Son message revendique aussi sa place dans les discussions et les décisions qui la concernent aujourd’hui.


