Du 2 au 5 septembre 2026, les droits et la santé sexuels et reproductifs des adolescents et des jeunes ont occupé une place centrale dans les échanges à Conakry. La capitale guinéenne accueillait la 12ᵉ Conférence Africaine sur les Droits et la Santé Sexuels et Reproductifs (ACSHR), organisée sous l’égide du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP).
La conférence a été officiellement ouverte le 2 septembre par le Premier ministre, M. Amadou Oury Bah, autour du thème : « Santé et Droits Sexuels et Reproductifs des adolescent.e.s et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes ».
Experts, décideurs et partenaires techniques et financiers ont ainsi été réunis autour d’un même enjeu : la place de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans un contexte africain marqué par différentes crises.
Quatre jours autour des défis qui touchent les jeunes
Au-delà de la cérémonie d’ouverture, les quatre journées de travaux ont donné lieu à des plénières et à différentes sessions parallèles.
Selon les informations communiquées par le MSHP, les discussions ont notamment porté sur le financement, l’inclusion et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
La place accordée aux adolescents et aux jeunes constitue l’un des fils conducteurs de cette édition. Derrière les discussions institutionnelles se pose en effet la question de l’accès de cette population à ses droits et aux services de santé sexuelle et reproductive dans des situations de crise.
Les éléments transmis par le ministère ne détaillent toutefois pas l’ensemble des recommandations adoptées à l’issue des travaux.
Des recommandations que la Guinée veut intégrer à ses priorités
La cérémonie de clôture s’est tenue le samedi 5 septembre sous la présidence de la ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme. Khaïté SALL, accompagnée d’autres membres du gouvernement.
À cette occasion, la ministre s’est engagée, selon le MSHP, à intégrer les conclusions de la conférence dans les priorités nationales.
Cet engagement constitue désormais l’un des principaux enjeux de l’après-conférence : traduire les discussions et recommandations formulées à Conakry en orientations et actions concrètes.
Le ministère indique également que des délégués provenant d’une trentaine de pays ont participé à la rencontre.
Le Rwanda accueillera la prochaine édition
La clôture de la conférence a également permis de passer symboliquement le relais. Le Rwanda a été désigné pays hôte de la prochaine édition de l’ACSHR.
Mme Khaïté SALL a félicité le pays et remercié les délégations ainsi que les partenaires ayant participé à la rencontre de Conakry.
Après quatre jours de travaux, l’attention se porte désormais sur la suite donnée aux recommandations. Pour la Guinée, le premier engagement annoncé est leur prise en compte dans les priorités nationales en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs.


