Comprendre les décès pour mieux les prévenir
Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP) a clôturé, le 11 septembre 2026 à Kindia, un atelier consacré à la revue annuelle des décès maternels et périnatals au titre de l’année 2025.
Durant trois jours, les acteurs de la santé et les partenaires réunis ont travaillé sur l’analyse des causes des décès. L’objectif : tirer des enseignements des situations examinées et formuler des recommandations susceptibles de renforcer la prévention ainsi que la qualité des soins.
Cette démarche repose sur un principe essentiel : l’analyse des décès ne se limite pas à leur comptabilisation. Elle doit permettre d’identifier les facteurs qui y ont contribué afin d’orienter les réponses et d’éviter, lorsque cela est possible, que des situations similaires se reproduisent.
Selon les informations communiquées par le MSHP, les participants ont ainsi formulé, au terme des travaux, plusieurs recommandations destinées à améliorer la prévention et la prise en charge.
Renforcer la surveillance et la riposte
Lors de la clôture, le Conseiller politique sanitaire, représentant la ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, a réaffirmé l’engagement du département à renforcer la Surveillance des Décès Maternels et Périnatals, Revue et Riposte (SDMPR).
Ce dispositif place l’analyse des décès au cœur de la réponse : comprendre les circonstances dans lesquelles surviennent les décès maternels et périnatals doit permettre aux acteurs sanitaires d’identifier les difficultés et d’adapter les mesures de prévention et de prise en charge.
L’atelier de Kindia a donc constitué un cadre de revue des données de 2025, mais également de réflexion sur les réponses à apporter aux problèmes identifiés.
Des recommandations désormais à traduire sur le terrain
Au-delà de la revue des décès, l’enjeu sera désormais la mise en œuvre des recommandations formulées au cours des trois jours de travaux.
Pour les structures sanitaires et les professionnels impliqués dans la santé de la mère et de l’enfant, l’objectif affiché par le ministère reste de renforcer la prévention et la qualité des soins afin de réduire les décès maternels et périnatals.
Les informations publiées par le MSHP ne précisent toutefois ni le nombre de décès examinés lors de cette revue, ni les principales causes identifiées, ni les recommandations spécifiques adoptées à l’issue de l’atelier.
Ces données permettraient de mieux mesurer les difficultés observées sur le terrain et les priorités retenues pour la riposte.
SOURCE(S) :
Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP), informations publiées à l’issue de l’atelier de Kindia.


